September 24, 2006

Tout va mal, j'écoute des opéras en restant allongée sur mon lit la face écrabouillée dans l'oreiller. Je suis bien évidemment super heureuse de me tailler en angleterre mais en même temps rongée par la culpabilité.
Car je lui ai enfin dit que je partais, quand il est parti tout à l'heure, sur le pas de la porte. Comme la lâche que je suis. Il a eu cet air si triste et il a dit "on en reparlera".

Bien sur je sais que c'est à moi de l'appeler maintenant, surtout parce que je sais que monsieur n'a plus de forfait. Mais je n'ai plus le courage de lui en vouloir avec cette culpabilité que je me traine. Il s'est fait jeter de chez lui à cause de moi par sa copine/ex. Car oui, moi je l'appelle et lui crie dessus sans savoir qu'elle était à côté. Résultat crise d'hystérie et il se fait foutre à la porte. Faut dire qu'elle a pas l'air très nette, le mélange anti-dépresseurs divers et variés et alcool ne faisant jamais un bon remontant. Et donc voilà que son téléphone sonne frénétiquement ce matin, c'est elle, elle dit qu'il y a du sang partout dans leur appart et qu'elle ne sait pas pourquoi, jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle a le front ouvert. Donc voilà, un petit coup de fil au samu et au final il ira la rejoindre à l'hosto.

J'ai trouvé pire drama queen que moi, on joue pas dans la même catégorie.

Hier soir c'était pathétique avant qu'il n'arrive, je buvais du lillet toute seule sur mon canapé en mini robe noire avec un collier de fleurs. Avec l'embrouille il aura mis 5h à arriver, le temps que je mate Get Cool, un film cool comme son nom l'indique mais plutôt ras des paquerettes, et de mater 20 fois les mêmes clips sur MCM/MTV et l'intégrale de la semaine de la Star Ac. Résultat le temps qu'il arrive je m'étais mise en pyjama et démaquillée, j'avais même chaussé des lunettes de vue, et comme il est venu avec un pote j'ai du me rechanger pour passer un truc décent et me composer une tête potable alors que j'avais joué ma Kirsten Cohen à cuver sur le canap pendant 5 heures.

La journée n'avait pourtant pas mal commencé, déjà au réveil j'avais reçu mon contrat pour Oxford, la touche finale de l'officialisation du truc, pi ensuite j'avais bouffé des churros avec Caro et puis on était allées voir Twelve and Holding. Tout allait si bien. Et puis le temps a tourné, il s'est mis à pleuvoir, et là ça a mal tourné. Déjà j'étais trempée en mini short, ce qui n'était pas désagréable mais pas transcendental non plus. Et puis on a rejoint des potes pour prendre un verre. Et là commence le cauchemar. Le black dog. Oui j'ai bien dit le black dog. Après la Cantada, le black dog, manquerait plus que le katabar et c'est bon je me peux foncer m'acheter une corde chez Casto. Bien évidemment j'ai protesté, fait la tronche, la rabat-joie. J'ai essayé de résister contre cette vague de désagréablitude mais ce fut plus fort que moi.

Des fois le destin s'acharne un peu trop sur moi.



Aujourd'hui Jules Sitruk invité chez Drucker avec euhh Jean Baptiste Maunier je crois, je suis plus très sure de son nom.

Cher Jules,
l'adolescence est un moment difficile à passer. Tu n'as plus ta sympathique bouille d'enfant mais une sale tronche d'ado avec un nez qui a poussé plus vite que le reste de ta figure. Que dire de ta dégaine? Ah ce pantalon cigarette, ce blouson de cuir et ces bottes blanches, ce soir chez Michel tu joues les petits durs. Malheureusement ta démarche dandinante en te tortillant du cul t'as ôté toute crédibilité au moment où tu as quitté le plateau. J'ai apprécié ton honnêteté lorsque tu as avoué avoir essayé la musique mais que tu n'étais pas doué. Je te remercie Jules, on aura échappé à un nouveau groupe en the prépubère, avec en plus une pseudo-célébrité. Et n'oublie jamais que l'on se rappelera toujours de toi pour la bouse monumentale qu'est Moi César 10 ans 1/2 1m39. J'ai toujours aimé ce titre de film, au croisement entre la déclinaison de mensurations et Moi, Christiane F. droguée prostituée. Sans la drogue et la prostitution. Dommage.

September 17, 2006

Et voilà, je suis toujours aussi peu sérieuse, dès que je me mets à écrire un mail à ma tutrice ça me prend le chou et je vais faire n'importe quoi sur internet à la place.

Bon Kisses Cause Trouble c'était pas si mal finalement, y avait même des filles bien foutues et c'était drole par moment. Mais le clou de la soirée ce fut Superfreak se transformant en Karate Kid. Oui oui, je ne plaisante pas. Il m'a finalement rejointe, j'étais avec ma pote babos fumeuse de oinj, une de ses copines du même genre et un graffeur de 18 ans que je connaissais pas mais qui avait l'air assez spécial. Le mec de 18 ans a commencé à s'embrouiller avec des racailles, en surnombre bien évidemment, et Superfreak est venu le défendre, sur le coup j'ai trouvé ça mignon, jusqu'à ce que je le voie se faire mettre au sol par 3 cailles et rouer de coups. Folle soirée. Bien sûr j'ai culpabilisé genre c'est ma faute j'ai qu'à pas trainer avec des djeuns louches. Et lui il est rentré en courant chez lui genre "faut pas que je voie les flics sinon ils vont me retirer ma carte de séjour".

Yahou.

Finalement il m'a enfin embrassée, enfin il a attendu que je sois à poil pour le faire. Nous vivons une époque formidable. Pas de coït encore, j'étais pas super à l'aise sachant que j'ai pas du avoir de rapports sexuels sobre depuis au moins 4 mois. Sinon je suis plutôt satisfaite de ce qu'il y a sous ses vêtements, il a un corps pas mal du tout, viril, musculeux et poilu. Karatekid meets Austin Powers quoi. Seul souci : sa bite. Une fois de plus, j'hérite d'un specimen étrange, il semblerait qu'il n'ait pas de frein. J'apprécie moyen pour le moment, esthétiquement c'est pas super mais bon ça pourrait avoir une certaine utilité pratique.

Sinon je suis sortie hier soir avec une pote qui m'a trainée au Highlander, soi-disant qu'il y aurait des potes à nous parce que c'était l'anniversaire d'un mec. Résultat, ils n'étaient pas là, contrairement à des hordes de gamins de 17 ans en Killwear qui ont même osé critiquer mon look. Faut dire que je faisais tâche dans ma robe bustier rouge à danser comme une trainée sur Justin Timberlake perchée sur un poteau. En même temps, faut bien s'amuser merde. Ils avaient qu'à pas venir un samedi, le samedi c'est 100% clubbing music façon Scala. Résultat on s'est barrés, elle en Noctilien, moi à pied, telle un petit chaperon rouge disparaissant dans la nuit. Avec le brouillard, j'avoue que j'ai beacoup aimé cette petite marche de santé.

Allez j'vais aller prendre un bain, ça m'empêchera de penser au fait que Superfreak ne m'a pas encore donné de nouvelles. Un petit bain avec Proust qui commence à me saouler dans Sodome et Gomorrhe avec sa classification des différents types d'homosexuels. Vivement que ce passage soit fini et qu'il recommence à parler d'aubépines ou des noms évocateurs comme Guermantes.

September 15, 2006

Pas de nouvelles de Superfreak (ce surnom lui va à merveilles, et depuis little miss sunshine j'écoute a nouveau ce mega tube), je suis donc censée me préparer pour aller voir le spectacle burlesque de la troupe Kisses Cause Trouble. En gros, des grosses tatouées qui se foutent à poil.
Formidable.
On était censé baiser ce soir, il semblerait qu'il ait oublié, ce qui est encore plus choquant, car comment pourrait-on oublier qu'on est censé coucher avec moi ? Merde, c'est le genre de trucs pour lequel t'as pas besoin de coller des Post-its sur ton frigo.
Sinon, je passe ma vie dans des salles d'attente c'est fabuleux. Je passe mon temps à me foutre à poil et me faire tripoter, malheureusement pas de la façon dont je voudrais. Sans compter les 28000 analyses qui m'attendent, et la possible coloscopie si les analyses ne donnent rien. Ouais génial, une sonde dans le bide, manquait plus que ça.

Putain mais je déteste avoir à courir après quelqu'un, expliquez moi pourquoi au début tout se passe naturellement et ensuite à chaque fois je dois me prendre la tête sur appeler ou pas, alors que j'aimerais tellement que ce soit simple. Sachant qu'on a même pas encore eu de rapports sexuels, j'ai du mal à comprendre ce changement d'attitude.

Peu importe, se recentrer sur ses objectifs. Travailler. Nan. Faire ce que je sais le mieux faire, être une blonde superficielle, me faire belle, mettre une robe, me maquiller et sortir. Me montrer pour faire baver les triquards de la terre entière juste pour le plaisir de leur mettre des vents et d'être une sale conne.
Welcome to my life.
N'empêche, moi qui croyait que j'allais peut être pouvoir m'amuser un peu avant de partir chez les rosbifs et bah c'est mal barré.

A moins que d'aller de médecin en médecin et d'attendre désespérément un appel qui ne viendra pas soit condidéré comme du fun. Youpi.

Au choix : me remettre aux joints ou bien les antidépresseurs. Bof. L'un me rappelle trop le lycée et l'autre un certain nombre de loseurs avec qui j'ai pu baiser.

Me faire tatouer, grossir et rejoindre une troupe de burlesque où des sosies de Marianne James se prennent pour Dita Von Teese. Sachant que Dita Von Teese est rachitique avec des implants mammaires, le décalage est assez visible.

Bon allez j'arrête de faire ma pucelle et je l'appelle. Heu ouais... Enfin dans 5 minutes... Ou peut être 10...

September 12, 2006

Cher journal,
Aujourd'hui, Jean-Luc m'a regardée à la récré. Je crois qu'il m'aime. Crois-tu qu'il m'invitera à danser un slow à la boum de Karine ?

Plus sérieusement, cher journal, j'ai rencontré un garçon vendredi soir et je n'ai pas encore couché avec lui. On s'est fait à peine deux "smacks" pour s'exprimer en langage de jeunes des 90s. Serai-je en train d'enterrer ma vie de slut? En tout cas, je l'aime bien ce garçon. Mais revenons-en au début.

Tout a commencé un certain jeudi soir. Enfin pas vraiment mais c'est égal. Donc jeudi soir, sortie. Dès le départ ça commence hardcore. A peine un pied dans le Trouch qu'un "ami" (ex) me sort "vazy viens j'te présente les Rakes et leur manager". Bon moi je voulais pas, il m'a forcée, je leur ai dit bonjour gentiment mais le trip groupie ça me parle pas trop donc très vite je m'éloigne avec ma pote. En plus ils étaient entourés de gamines prépubères avec des autocollants "i love reira" et autres fashion-poubelles amies de mon ex. A cela s'ajoute le fait que l'un d'eux est un pervers qui a mis un doigt dans le cul de ma pote qui lui a sorti "ahh nan ça va pas être possible" et genre monsieur était là genre "si si chuis dans un groupe j'fais c'que j'veux". Bon bref résultat c'était plus trop nos potes mais comme tout le monde se cassait avec eux au Paris Pourri, bah nous on a suivi.
On est entrées comme des putes devant toute la bande c'était bon. Arrivées là-bas bien sur, fallait qu'y ait un mec avec qui j'ai du passif. Le mec en question m'a chauffée pour ensuite pas répondre de façon fort impolie à un message et donc je ne le calcule pas. Il m'enverra par la suite un message pour s'excuser et dire que ce n'est pas une raison pour que je le fuis comme la peste. Ahahah c'est beau les garçons ils veulent le beurre, l'argent du beurre et la grosse crémière. Nous offenser et qu'ensuite on soit bestfriends pour pas qu'il ait l'air con devant ses potes au Paris Pourri. Bref la soirée se passe bien, la musique est étonamment pas mal, en tout cas assez bien pour qu'on danse non-stop jusqu'à 5h. Je croise un pelé avec qui j'étais au lycée et qui reloutait toutes les filles, il me sort qu'il va tous les soirs là et qu'il connaît tout le monde. Bizarrement je ne le verrai parler avec personne d'autre que son acolyte insignifiant toute la soirée.
Sinon je repère un mec que je me ferai bien, un espèce de Vincent Gallo en petit assez sex bien que ridicule avec son petit cardigan de papy. Après moultes regards de braise, conversation. Cette dernière est rendue assez difficile par la trop grande proximité du "sound system". Il dit ne malheureusement pas être la doublure de Vincent, j'en déduis qu'il a une petite kekette, en même temps ça pourra pas être pire qu'un certain M.B. de ses non-initiales. Finalement ma pote veut s'en aller donc je n'ai pas le temps de choper son numéro. Dommage. De toute façon comme j'ai adopté une nouvelle philosophie de la vie, façon je ne couche plus le premier soir, ça m'arrange.

Le vendredi soir je resors. Pas moyen d'entrer écouter Kitsune dans la bouche de l'enfer, donc on atterrit au Trouch (bouche de l'enfer numéro 2). Ce soir est un soir très spécial. Avec une autre amie, on a décidé de faire une soirée sans alcool ni clopes, en fait parce qu'elle a arrêté de fumer, et moi j'avais envie de voir si je savais toujours m'amuser sans boire comme un trou, vu que ça fait très longtemps que je ne l'ai pas fait. C'est assez étrange comme impression. Tous les gens sont encore plus énervants que d'habitude, la fumée me pique les yeux, je me sens oppressée. Faut dire que nombre de mes squelettes dans le placard sont présents à l'appel, le mec offusqué que je ne lui dise pas bonjour (je lui ai d'ailleurs répondu "pardon mon bon seigneur, la prochaine fois je vous ferai une révérence"), à qui je ne dis pas bonjour et je ne fais pas de révérence, mon habituel qui est toujours là-bas à me foutre la honte à faire n'importe quoi, plus Pépé le stalker avec un charmant pull en grosse maille chinée pourpre genre made in maman, plus le beau mec qui pue de la gueule (raison de son élimination), et enfin le pompon de la soirée, ma dernière plus ou moins "vraie relation" en date, le mec à cause de qui j'ai effacé mon premier blog parce que j'avais dit des trucs genants sur lui. D'ailleurs quand je l'ai vu je me suis barrée en courant en essayant de me cacher. Donc bref là je passe le clou de la soirée : la rencontre.
Je l'avais repéré dès le début. Un espèce d'hybride casquette-bonnet sur la tête (ouais le truc de coreux à balle-deux), un t-shirt à message ridicule, un pull sur les épaules, un joli cul moulé dans un patte d'eph, des tatouages saugrenus (un truc chinois et un coeur sacré, cherchez la cohérence). Bref, il m'intrigue un max, il rime à rien, il fait super effeminé. Je lui met une main au cul (technique maison), mais elle foire donc je crois pas qu'il ait senti grand chose. En bas, je le revois, il erre à côté du vestiaire. Finalement il vient me demander des clopes. Grosse panique, ni moi ni ma pote n'en avons. Alors je baratine un max je l'enchaîne avec ma grande gueule "oui alors nous avons créé un nouveau concept de soirées drug-free pour détoxifier nos foies et poumons blablabla". Bon ouais je dis n'importe quoi certes. Au bout d'un moment je sens que ça va être difficile alors je décide de briser notre voeu et d'aller acheter une bière et un paquet de clopes (histoire d'acheter sa sympathie avec une clope).
Mais en faisant la queue pendant trois heures parce que le mec devant moi, le pote de ma pote qui est censé avoir publié une nouvelle et ressemble à Bambi dans le genre gueule de cire, bavarde au lieu de passer commande et me bouche le passage. Je jette des regards angoissés vers ma proie que je ne vois plus. Finalement quand je reviens il est là, soulagement. On continue à parler, il parle pas super bien français. Enfin il parle bien mais dès fois il a des expressions bizarres genre il te vouvoye ou bien il dit des trucs étranges genre "tu travailles par texto?" pour savoir si j'utilise les sms. Il me demande ce que je fais le lendemain, moi je pense qu'il fait copain-copain genre il veut savoir où je sors alors je lui explique que non, je suis déjà sortie deux soirs de suite et je fatigue, chuis une mamie moi. Et puis finalement il me demande "et t'as prévu un truc dans l'après-midi?", là je comprends, toute confuse, qu'il me propose un date. Un DATE!!!!!!!!!!! Le genre de truc qui m'est pas arrivé depuis un certain temps avec ma manie de faire n'importe quoi le premier soir.
Et là, encore plus craquant il me dit "ça te dirait qu'on aille se balader?". Waow, un date, qui plus est une ballade, le genre de truc chaste, je fonds. Il a un côté vraiment attachant avec son accent et ses expressions bizarres et puis il a l'air tellement gentil. Il me fait la bise du genre proche de la bouche, ma pote est morte de rire. J'ai l'impression d'avoir 16 ans c'est agréable. Après ça tous les porcs habituels du truskel me débectent donc on s'en va vite fait.

Samedi soir : le date. Finalement la ballade se transforme en verre au Pop in. Mais bon comme il est vide on a une certaine intimité. Ensuite japonais parce que j'ai faim et on enchaîne avec la Perle. Là bas, je vois mon Vincent Gallo de l'autre soir. Je lui jette un mini regard de braise mais bon quand je compare, je préfère mon nouvel étalon. C'est vrai qu'il a de la gueule ce soir, déjà sans mes talons je me rends compte qu'il est plutôt grand, et il est super sex dans son t-shirt noir moulant, son fut pattes d'eph moulant en velours et ses bottes. Son côté 70s lui ajoute une touche d'exotisme dont il n'avait même pas besoin vu que ce mec est un pavé d'exotisme ambulant, tout chez lui est exotique, de sa chevelure luxuriante à son accent et ses tatouages improbables. Et dieu sait combien j'aime l'exotisme...
Là, on bouge à une fête chez des amis à lui. C'est là que commence le cauchemar. Et oui, car ce date, parfait jusque là, à part pour ses quelques questions déplacées sur mon épilation maillot, la date à laquelle remonte mon dernier rapport sexuel, mon utilisation (ou non) de préservatifs, mes positions préférées, j'en passe et des meilleurs - oui il est carrément graveleux le petit, mais son côté très direct renforce son exotisme car je n'en ai pas l'habitude. Donc pour en revenir au cauchemar nous arrivons chez des gens porte de st ouen. Et là, horreur, enfer et damnation, il y a un de mes hommes objets du truskel. Ou plutôt le seul et unique porteur du titre. En fait c'est plus compliqué qu'un homme-objet, étant donné que je ne couche pas avec mais lui brise le coeur en l'embrassant à chaque fois pour ensuite me tirer comme une malpropre alors qu'il me supplie de rester et me fait des déclarations d'amour à genoux devant tout le monde. Donc bien sur il faut qu'il me colle un max et finalement mon étalon s'en va courrir une autre pouliche belle et blonde (pourquoi donc me suis-je teinte en rousse?)
Mais ce n'est encore rien. Ensuite, direction Flèche d'or. Le pire reste à venir. Il me laisse complètement tomber pour aller faire son social butterfly et pire encore, taper la discute à des danoises dont une blonde très belle évidemment. Moi "c'est qui les allemandes?", lui "c'est des danoises elles sont super sympas, va leur parler, sois sociable un peu".






Hum. J'apprécie. Il en veut du sociable, il en aura. Résultat je parle avec tous les mecs de la soirée, ses potes surtout, bah ouais j'ai plus de facilités à sociabiliser avec des mecs. Mais ça dérape, ils essayent tous de me tripoter, un en particulier m'attrappe par les hanches et me colle contre lui. Je sais pas du tout comment gérer, j'ai pas envie de faire une scène parce que ce sont ses amis. Il voit que je suis pas bien, il me demande si je veux m'en aller, je dis oui. Il va dire au revoir aux autres, bien sur ça prend trois plombes avec la danoise blonde qui lui pelote le bras à donf la pute. Je pète une cale je sors je chiale j'appelle Caro qui répond pas, normal il est 3h du mat. Finalement je me calme, je vais pas rentrer toute seule à l'arrache alors que les triquards rodent dehors. Je rentre, il vient vers moi et là je commence à l'enchainer. Ce fut mémorable, un chemin de retour tout à fait fabuleux. L'alcool et la fatigue aidant je lui gueule dessus et je chiale. Bravo! Voilà comment se comporter lors d'un premier date si on veut passer pour une bonne neurasthénique. Mais bon j'arrive à argumenter et à lui expliquer le pourquoi de mon pétage de cable à savoir le fait que je me sens super humiliée de me faire balader ainsi lors d'un premier rencard pour me retrouver à faire la potiche et me faire tripoter par tous ses potes parce que comme monsieur reste jamais à côté de moi ils se croient tout permis. Là il m'explique qu'il sort tout juste d'une relation et qu'il essaye d'y aller doucement, et qu'il est paumé. Youpi.



On se dit bonne nuit de façon tout à fait awkward avec calin maladroit et petit bisou sur la bouche. Il me fait comprendre que c'est à moi de le rappeler, génial je suis incapable de ce genre de chose. Et finalement, aujourd'hui je l'ai fait, après être allée voir Little Miss Sunshine avec Caro et avoir bu des coups, je trouve le courage....hips... de l'appeler. Le pauvre chou est malade et me dit de passer chez lui. Il me dit aussi qu'il habite en coloc avec son ex et donc de tenir profil bas. Génial. Finalement, j'arrive bien bourrasse après un détour au kfc chez lui où il est seul. Il me joue de la musique, il est impressionnant, Led Zeppelin et Dire Straits à lui tout seul. C'est formidable il joue super bien toute la musique qu'aiment mes parents. Dommage que ce ne soit pas mes parents qui sortent avec. En même temps je sors pas avec non plus. Je sais pas trop ce qu'on fait c'est marrant, il veut prendre son temps, qu'il le fasse, en même temps il ne sait pas que je me barre incessamment sous peu chez nos amis rosbifs. Je sais c'est malhonnête mais j'ai envie de profiter de la vie même si ça passe par le fait de mentir, enfin plutôt d'omettre des informations.
Un ami à lui le rejoins donc ils font joujou avec sa guitare électrique, youhou qu'est ce que je m'amuse. Je suis crevée, je fume ses roulées pour m'occuper, son appart est un appart de beatnicks psychédélique avec deux chats et une déco de malade. Je vois les écharpes de babos de son ex ça me fait rire. Et puis le mec se barre. Enfin seuls. Mais là arrive son ex. Moment super awkward encore une fois. Je lui tape la bise me la joue friendly genre "à bientôt fort probablement", même si je souhaite ne jamais la revoir si possible. Bien évidemment elle fait 1m80, est blonde, fine et jolie. Vive la vie. Il me raccompagne à l'ascensceur. Minuscule bisou en scred.

Je me demande s'ils sont en train de s'engueuler là.


En tout cas ça me rappelle de mauvais souvenirs, à savoir un certain psy avec un petit kiki qui habitait avec sa copine. Elle avait fini par voir les tâches sur le canapé et trouver mes cheveux blonds. Mais bon après c'était encore plus l'enfer pour se voir alors qu'ils avaient rompu.

Enfin on verra bien.

September 06, 2006

Sérieusement il est vraiment temps que ma vie change en ce moment. Tout est glauque, petit, oppressant. Des vieux perv à moustaches qui me harcèlent dans la rue aux messages myspace d'obsédés Palestiniens, Syriens, Libiens ou encore Guatemaltèques (là j'invente j'avoue mais j'aime bien comment ça sonne), rien ne va plus. Je me rappelle d'un temps (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître) où je n'avais que des demandes d'amitié d'étrangers fabuleux ayant besoin de potes français avec qui faire la fête à Paris. Je me rappelle d'un temps où je me sentais jeune au Truskel. Maintenant je me sens comme une octogénaire, que ce soit au Truskel, à la Flèche d'or où je ne remettrai jamais les pieds, et un peu partout. Déjà croûlante je suis, telle yoda comparée à ces jeunes nymphettes à peine pubères en skinny, comme celle à l'appareil dentaire flamboyant que je croisai un soir sur le Pont des Arts. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui sourire d'un air attendri. Elle a du se dire "ohh naaan c'est qui la vieille ringarde lesbos en mini short blanc".

Tout me saoûle, tout m'agace, comme de négocier pendant des heures pour qu'untel demande à untel qu'il demande à untel de mettre des gens sur liste au Paris Pourri. Putain nan mais où va le monde, faut que je suce qui pour avoir la permission de sortir me bourrer la gueule dans un cadre même pas agréable?

Hein?

Et André avec sa bite dans Jalouse, je le conchie.

Cause we are your friends you'll never be alone again so come on...
Et bah figurez vous que je préfère être alone. Le pire c'est que je suis même pas spécialement misanthrope à la base. Enfin y a des gens qui disent ça de moi, après je pense qu'il leur manque juste un, deux, voire dix degrés de subtilité pour parvenir à comprendre un minimum ce qui se passe autour d'eux. Le simplisme me gave. Quand on me dit "ne sois pas agressive" alors que je suis même pas agressive, quand on me sort que je suis méchante avec les gens alors que je leur parle tout bêtement comme à des adultes responsables. Je n'ai rien contre la diplomatie, qui est nécessaire dans un monde civilisé, mais je ne comprends pas le fait d'avoir à édulcorer mon discours. Et je ne comprends pas que les gens confondent passionné et énervé, quand je m'enflamme sur un sujet sensible tel le traitement des lettres classiques en France ou l'homosexualité de Tom Cruise. Bref c'est moi, je suis peut être ridicule, indécrottable, un cas désespéré, mais sans moi il n'y aurait pas ce blog.

Demain c'est plutôt un grand jour, je collecte la traduction de mon diplôme rue Chambiges, pas loin de la rue du Boccador à laquelle je n'avais jamais fait attention auparavant, puis direction Haussmann pour l'envoyer par Fedex chez nos amis les Britons. L'après midi sera donc consacrée à la détente après cet exploit, fort probablement dans l'herbe entourant une certaine piscine découverte, si le temps s'y prête évidemment. Problème : j'apprécie nager, toutefois je ne crois pas trop à l'assemblage des termes Eres et chlore dans la même phrase. Enleverai-je donc mon maillot avant d'aller nager, histoire de créer une émeute dans le 9-3 ?
Et puis le soir, j'espère bien sortir, enfin, mais bon cela dépend de beaucoup trop de volontés.


Des fois je me dis que je devrai sortir seule, mais alors je ressemblerai à Pépé, mon ex qui erre seul comme un stalker dans les boîtes cherchant sa prochaine proie à traumatiser avec ses slips Dim et son Best-Of d'Alain Souchon.

Ca, c'est de l'avant-garde, mes chers catéchumènes.

September 05, 2006

Bon et bien bilan du passage chez le coiffeur : nouvelle couleur un peu trop foncée à mon goût mais bon de toute façon j'en avais marre de mon blond trop clair et puis là j'ai l'air écossaise donc je me fondrais sans problème dans le décor à Oxford avec mon nouveau roux, pi sinon la coupe bahh euhh j'ai quelques réserves apparemment maintenant tous les coiffeurs ont attrapé le virus toni et guy, j'ai insisté sur le fait de ne pas trop se lâcher sur l'effilage mais yen a quand même trop, et elle m'a fait ce qu'on appelle entre initiées la "frange de comédienne" d'un côté, cad la frange trop courte et effilée. Peu importe, les cheveux ça repousse et puis même en me rasant le crane je serai toujours plus potable que les 3/4 de mes amies les grosses anglaises, sans parler de leur sens désastreux du style.
Sinon très drôle aujourd'hui "déjeuner d'affaires" avec un fournissant du sentier qui voulait que je pose pour une infâme marque inconnue au bataillon en retard de 5 ans sur la mode (oui la rue d'aboukir est moribonde, je le dis et le répète, ce n'est plus ce que c'était). Finalement, je suis trop grosse ahahah, et oui je ris jaune, mais j'ai bien pris un petit peu depuis mes vacances fatales en italie, forcément le mode buffet et alcool à volonté ça m'a pas réussi des masses vu que je passais la journée à dormir et macérer au hammam. Enfin bon, c'aurait été pour des sapes qui me plaisent, je lui aurais dit "attends mec dans une semaine je peux avoir retrouvé mon corps de rêve", mais là bon j'vais pas m'affamer pour porter des combinaisons khaki et autres réjouissances post diesel-esques. Et après ça le plus drôle c'est qu'il croyait qu'on allait quand même devenir potes/avoir des relations sexuelles. Ahlala sans parler du fait qu'il m'a dit avoir 41 ans (moui en étant à la fac en 1980 ça me semble étrange), et qu'il se vante de plaire aux jeunes femmes grandes et belles malgré son aspect physique peu avantageux (trop prendre le soleil à la piscine découverte de neuilly n'a pas du l'aider pour enrayer le vieillissement précoce de sa peau).

Le pire dans l'histoire c'est que je suis même pas vexée ou quoi, d'une, je reste bonnasse, de deux, j'me suis acheté une petite robe verte baby-doll qui va très bien avec ma nouvelle couleur de cheveux.

Ma mère était fort réjouie par contre, elle déteste que je fasse des photos, à chaque fois elle pense que le photographe va essayer de me sauter. Ce qui n'est pas faux. Mais en même temps je sais me défendre, je suis une caillera moi. Bon bah voilà de l'argent facile qui me passe sous le nez et elle exulte. Me reste plus qu'à faire hôtesse au salon de l'automobile.

Sinon j'adorerais prendre la relève de Candace Bushnell, sérieusement rien ne vaut Candace Bushnell dans son style, toutes les autres écrivains dans ce registre ont la langue de bois et aucune saveur comparée à elle, que ce soit la Weisberger ou Plum Sykes.

N'empêche que j'ai hâte que le Diable s'habille en Prada sorte au ciné, même si Anne Hathaway est tout sauf glamour et ressemble à une fermière de l'Arkansas.

Autre nouvelle d'importance capitale : ma tutrice est une sale pute. Je lui ai écrit un autre mail parce que madame ne répondait pas et cette fois-ci elle a répondu une simple phrase peu polie et assez cassante. Merci mon bon seigneur. L'Angleterre commence à me casser les burnes, la perspective de porter leur robe ridicule avec un carré en tissu sur la tête ne m'enchante guère, et le fait de devoir payer pour cette humiliation encore moins. Mais bon je me dis que ça a peut être son charme après tout. Ou pas. Le must reste quand même la fiche d'informations médicales à remplir où ils me posent quand même des questions aussi engageantes que "combien d'unités d'alcool buvez-vous par semaine?" et "de quand date votre dernier frottis?". Dois-je leur dire que je suis une saoularde doublée d'un nid potentiel à Mst/Std dans la langue de Shakespeare ? Ils me demandent également s'il y a beaucoup de personnes qui sont mortes d'un infarctus avant 55 ans dans ma famille. Je trouve cela charmant comme petite attention.


Et puis j'en ai marre en ce moment on sort pas parce qu'un membre du crew a de l'herpès. Pff mais quelle idée, avoir de l'herpès, même moi j'en ai jamais eu, heureusement d'ailleurs parce que sinon je pense que je me suiciderai, la grosse croûte au coin de la lèvre ça me rappelle trop les nuls, "l'herpès des sensations pures". Enfin c'était ptet les robins des bois je sais plus mais au final le problème reste le même, j'ai envie de sortir et faire la fête, de profiter de mon dernier mois à Paris avant la vie de province, anglaise de surcroît.

J'ai vu des photos de Rachel Zoe avant photoshopage, je comprends mieux pourquoi elle n'est que styliste de star. Etrangement elle pourrait s'offrir un petit coup de Botox mais semble s'y refuser. L'anorexie à 40 ans ça flétrit vite, en témoigne la gueule de cette pauvre Calista Flockhart.

Je prends note : penser à manger convenablement une fois que j'aurais eu des enfants, de toute façon à ce stade là ma vie risque de ne plus être trop fun donc je pourrais aussi bien être grosse et me raser la tête.

Je peux aussi ne pas avoir d'enfants.

September 02, 2006

Me voila rentrée à Paris. Depuis quelques jours, en fait depuis une semaine exactement mais j'ai mis une semaine entière à m'en remettre. C'était beau la montagne, et puis le village kitsch 70's pour nantis italiens c'était touchant. Je comptais vivre recluse en ermite, étudier la papyrologie et contempler la nature et finalement je n'ai fait que me bourrer la gueule tous les soirs et dormir le jour et comater au sauna. Mais je dois y retourner pour Mauro. Mauro mon barman italien, moi qui disait non au barman italien, c'est si cliché, mais lui était différent. Un simple d'esprit avec de si beaux yeux. Il comprenait à peine le français, si peu l'anglais, et moi qui ne parle pas italien. Et il était si candide, avec ses principes, le beau Mauro n'avait pas l'air de trop s'envoyer en l'air, tout timide qu'il était. Et puis moi j'ai jouer ma difficile, genre je ne m'envoye pas un mec avec qui je ne peux pas converser. Résultat je m'en mords les doigts mais bon promis j'apprends l'italien et je reviens cet hiver me le faire et cette fois je ferai du ski aussi. Enfin peut être.

Et puis à mon grand dam j'ai eu des rapports sexuels avec un jeune homme de 16 ans. Il m'a menti sur son âge voilà, moi je ne lui en veux pas, dans l'absolu pour moi 16, 17 ou 18 c'est pas très différent, il baisait pas très bien, voire très mal, mais il était zélé, beau comme un pâtre grec et frais, tout frais descendu de son Pérou natal. Il me manque beaucoup étrangement, peut être parce que quand il était là j'avais un peu retrouvé mes 16 ans, ces 16 ans que je n'ai jamais vraiment eu malheureusement. Ces 16 ans qui sont passés trop vite, de déconvenues en sales baises.

Sweet Sixteen.

Je sais qu'il habite à paris dans le 17e mais je n'essayerai pas de le retrouver, j'ai l'habitude de lacher prise, il a 16 ans merde, comment pourrais-je cadrer dans sa petite vie à gratter sa guitare, fumer des joints, et fantasmer sur la bohème et l'ancien Saint-Germain... Et puis si je retombe sur lui ça me fera rire au mieux, ou bien je me sentirais conne et puis bon bref on s'en fout.

Et puis je vois l'autre américain. Qui me dit mes 4 vérités, me fait la morale un peu, et me cravache un peu. Même s'il n'arrête pas de répéter "You're a mess". Au début ça me faisait rire cette image déglinguée mais finalement c'est pas si drole. Mais on parle très sérieusement, je lui dis des choses que j'ai pas l'habitude de dire, des fois j'ai un peu les larmes aux yeux même s'il ne le voit pas, et au final je me sens pas si mal que ça. Je ne suis pas amoureuse de lui, il fait un bruit bizarre quand il embrasse qui me met mal à l'aise, il a quelques tatouages ridicules et puis de toute façon j'ai toujours des choses à redire, je suis chiante et insatisfaite. Il habite sur l'Ile Saint Louis ça me fait rire, hier soir en allant chez lui j'ai vu Jacques dans sa rue en train de manger une glace Berthillon avec une fille, peut être sa copine. Jacques, c'est un peu un sale souvenir, en même temps j'ai beaucoup de sales souvenirs, c'est moi en train de frapper à une porte pendant des heures jusqu'à avoir les phalanges en sang parce que monsieur était ivre mort et n'entendait rien. Il faisait de l'electro insupportable, je l'ai rencontré au Queen, bref c'était il y a des années lumières. Mais c'est drole de l'avoir vu en allant voir son homologue américain, Jack. Tout ça pour dire que des "skeletons in the closet" j'en ai des tas.

A part ça je baiserai bien Stavros Niarchos mais Camilla Al Fayed est trop vulgos. Les mômes Casiraghi sont devenus sacrément laids, enfin les garçons hein, les filles c'est toujours pas mon rayon. D'ailleurs une personne qui doutait de mon orientation sexuelle a demandé à la 8 ball si j'allais virer de bord et elle a répondu "non". Ne contredisons donc pas la 8 ball. Par contre, elle a aussi dit non quand je lui ai demandé si j'allais avoir de fabuleux orgasmes avec Jack. Et pour le moment elle a plutôt raison.

Marre de simuler, la flemme. Trop d'effort, en ce moment j'ai envie qu'on s'occupe de moi et que je ne bouge pas le petit doigt. Mais ce n'est pas le moment, je dois être forte et responsable, apprendre à me débrouiller toute seule et à m'affirmer parce que bientôt je serai seule dans un pays étranger où les garçons ont des dents pourries et où les filles sont fat et saucissonnées dans leurs skinny jeans.






Et puis la goutte d'eau, la cerise sur le gâteau, un message de microbite qui me dit que je lui manque. Ce connard. Le seul qui aura réussi à vraiment m'atteindre, à ce que je m'attache vraiment à lui comme une conne. J'aurais été prête à tout pour ce cloporte. Il me manque quand même c'est ça le pire. Et puis je pense à toutes ses trahisons et il me manque beaucoup moins.
Et puis mardi je vais chez le coiffeur, ça a le don de toujours me mettre en joie.