September 12, 2006

Cher journal,
Aujourd'hui, Jean-Luc m'a regardée à la récré. Je crois qu'il m'aime. Crois-tu qu'il m'invitera à danser un slow à la boum de Karine ?

Plus sérieusement, cher journal, j'ai rencontré un garçon vendredi soir et je n'ai pas encore couché avec lui. On s'est fait à peine deux "smacks" pour s'exprimer en langage de jeunes des 90s. Serai-je en train d'enterrer ma vie de slut? En tout cas, je l'aime bien ce garçon. Mais revenons-en au début.

Tout a commencé un certain jeudi soir. Enfin pas vraiment mais c'est égal. Donc jeudi soir, sortie. Dès le départ ça commence hardcore. A peine un pied dans le Trouch qu'un "ami" (ex) me sort "vazy viens j'te présente les Rakes et leur manager". Bon moi je voulais pas, il m'a forcée, je leur ai dit bonjour gentiment mais le trip groupie ça me parle pas trop donc très vite je m'éloigne avec ma pote. En plus ils étaient entourés de gamines prépubères avec des autocollants "i love reira" et autres fashion-poubelles amies de mon ex. A cela s'ajoute le fait que l'un d'eux est un pervers qui a mis un doigt dans le cul de ma pote qui lui a sorti "ahh nan ça va pas être possible" et genre monsieur était là genre "si si chuis dans un groupe j'fais c'que j'veux". Bon bref résultat c'était plus trop nos potes mais comme tout le monde se cassait avec eux au Paris Pourri, bah nous on a suivi.
On est entrées comme des putes devant toute la bande c'était bon. Arrivées là-bas bien sur, fallait qu'y ait un mec avec qui j'ai du passif. Le mec en question m'a chauffée pour ensuite pas répondre de façon fort impolie à un message et donc je ne le calcule pas. Il m'enverra par la suite un message pour s'excuser et dire que ce n'est pas une raison pour que je le fuis comme la peste. Ahahah c'est beau les garçons ils veulent le beurre, l'argent du beurre et la grosse crémière. Nous offenser et qu'ensuite on soit bestfriends pour pas qu'il ait l'air con devant ses potes au Paris Pourri. Bref la soirée se passe bien, la musique est étonamment pas mal, en tout cas assez bien pour qu'on danse non-stop jusqu'à 5h. Je croise un pelé avec qui j'étais au lycée et qui reloutait toutes les filles, il me sort qu'il va tous les soirs là et qu'il connaît tout le monde. Bizarrement je ne le verrai parler avec personne d'autre que son acolyte insignifiant toute la soirée.
Sinon je repère un mec que je me ferai bien, un espèce de Vincent Gallo en petit assez sex bien que ridicule avec son petit cardigan de papy. Après moultes regards de braise, conversation. Cette dernière est rendue assez difficile par la trop grande proximité du "sound system". Il dit ne malheureusement pas être la doublure de Vincent, j'en déduis qu'il a une petite kekette, en même temps ça pourra pas être pire qu'un certain M.B. de ses non-initiales. Finalement ma pote veut s'en aller donc je n'ai pas le temps de choper son numéro. Dommage. De toute façon comme j'ai adopté une nouvelle philosophie de la vie, façon je ne couche plus le premier soir, ça m'arrange.

Le vendredi soir je resors. Pas moyen d'entrer écouter Kitsune dans la bouche de l'enfer, donc on atterrit au Trouch (bouche de l'enfer numéro 2). Ce soir est un soir très spécial. Avec une autre amie, on a décidé de faire une soirée sans alcool ni clopes, en fait parce qu'elle a arrêté de fumer, et moi j'avais envie de voir si je savais toujours m'amuser sans boire comme un trou, vu que ça fait très longtemps que je ne l'ai pas fait. C'est assez étrange comme impression. Tous les gens sont encore plus énervants que d'habitude, la fumée me pique les yeux, je me sens oppressée. Faut dire que nombre de mes squelettes dans le placard sont présents à l'appel, le mec offusqué que je ne lui dise pas bonjour (je lui ai d'ailleurs répondu "pardon mon bon seigneur, la prochaine fois je vous ferai une révérence"), à qui je ne dis pas bonjour et je ne fais pas de révérence, mon habituel qui est toujours là-bas à me foutre la honte à faire n'importe quoi, plus Pépé le stalker avec un charmant pull en grosse maille chinée pourpre genre made in maman, plus le beau mec qui pue de la gueule (raison de son élimination), et enfin le pompon de la soirée, ma dernière plus ou moins "vraie relation" en date, le mec à cause de qui j'ai effacé mon premier blog parce que j'avais dit des trucs genants sur lui. D'ailleurs quand je l'ai vu je me suis barrée en courant en essayant de me cacher. Donc bref là je passe le clou de la soirée : la rencontre.
Je l'avais repéré dès le début. Un espèce d'hybride casquette-bonnet sur la tête (ouais le truc de coreux à balle-deux), un t-shirt à message ridicule, un pull sur les épaules, un joli cul moulé dans un patte d'eph, des tatouages saugrenus (un truc chinois et un coeur sacré, cherchez la cohérence). Bref, il m'intrigue un max, il rime à rien, il fait super effeminé. Je lui met une main au cul (technique maison), mais elle foire donc je crois pas qu'il ait senti grand chose. En bas, je le revois, il erre à côté du vestiaire. Finalement il vient me demander des clopes. Grosse panique, ni moi ni ma pote n'en avons. Alors je baratine un max je l'enchaîne avec ma grande gueule "oui alors nous avons créé un nouveau concept de soirées drug-free pour détoxifier nos foies et poumons blablabla". Bon ouais je dis n'importe quoi certes. Au bout d'un moment je sens que ça va être difficile alors je décide de briser notre voeu et d'aller acheter une bière et un paquet de clopes (histoire d'acheter sa sympathie avec une clope).
Mais en faisant la queue pendant trois heures parce que le mec devant moi, le pote de ma pote qui est censé avoir publié une nouvelle et ressemble à Bambi dans le genre gueule de cire, bavarde au lieu de passer commande et me bouche le passage. Je jette des regards angoissés vers ma proie que je ne vois plus. Finalement quand je reviens il est là, soulagement. On continue à parler, il parle pas super bien français. Enfin il parle bien mais dès fois il a des expressions bizarres genre il te vouvoye ou bien il dit des trucs étranges genre "tu travailles par texto?" pour savoir si j'utilise les sms. Il me demande ce que je fais le lendemain, moi je pense qu'il fait copain-copain genre il veut savoir où je sors alors je lui explique que non, je suis déjà sortie deux soirs de suite et je fatigue, chuis une mamie moi. Et puis finalement il me demande "et t'as prévu un truc dans l'après-midi?", là je comprends, toute confuse, qu'il me propose un date. Un DATE!!!!!!!!!!! Le genre de truc qui m'est pas arrivé depuis un certain temps avec ma manie de faire n'importe quoi le premier soir.
Et là, encore plus craquant il me dit "ça te dirait qu'on aille se balader?". Waow, un date, qui plus est une ballade, le genre de truc chaste, je fonds. Il a un côté vraiment attachant avec son accent et ses expressions bizarres et puis il a l'air tellement gentil. Il me fait la bise du genre proche de la bouche, ma pote est morte de rire. J'ai l'impression d'avoir 16 ans c'est agréable. Après ça tous les porcs habituels du truskel me débectent donc on s'en va vite fait.

Samedi soir : le date. Finalement la ballade se transforme en verre au Pop in. Mais bon comme il est vide on a une certaine intimité. Ensuite japonais parce que j'ai faim et on enchaîne avec la Perle. Là bas, je vois mon Vincent Gallo de l'autre soir. Je lui jette un mini regard de braise mais bon quand je compare, je préfère mon nouvel étalon. C'est vrai qu'il a de la gueule ce soir, déjà sans mes talons je me rends compte qu'il est plutôt grand, et il est super sex dans son t-shirt noir moulant, son fut pattes d'eph moulant en velours et ses bottes. Son côté 70s lui ajoute une touche d'exotisme dont il n'avait même pas besoin vu que ce mec est un pavé d'exotisme ambulant, tout chez lui est exotique, de sa chevelure luxuriante à son accent et ses tatouages improbables. Et dieu sait combien j'aime l'exotisme...
Là, on bouge à une fête chez des amis à lui. C'est là que commence le cauchemar. Et oui, car ce date, parfait jusque là, à part pour ses quelques questions déplacées sur mon épilation maillot, la date à laquelle remonte mon dernier rapport sexuel, mon utilisation (ou non) de préservatifs, mes positions préférées, j'en passe et des meilleurs - oui il est carrément graveleux le petit, mais son côté très direct renforce son exotisme car je n'en ai pas l'habitude. Donc pour en revenir au cauchemar nous arrivons chez des gens porte de st ouen. Et là, horreur, enfer et damnation, il y a un de mes hommes objets du truskel. Ou plutôt le seul et unique porteur du titre. En fait c'est plus compliqué qu'un homme-objet, étant donné que je ne couche pas avec mais lui brise le coeur en l'embrassant à chaque fois pour ensuite me tirer comme une malpropre alors qu'il me supplie de rester et me fait des déclarations d'amour à genoux devant tout le monde. Donc bien sur il faut qu'il me colle un max et finalement mon étalon s'en va courrir une autre pouliche belle et blonde (pourquoi donc me suis-je teinte en rousse?)
Mais ce n'est encore rien. Ensuite, direction Flèche d'or. Le pire reste à venir. Il me laisse complètement tomber pour aller faire son social butterfly et pire encore, taper la discute à des danoises dont une blonde très belle évidemment. Moi "c'est qui les allemandes?", lui "c'est des danoises elles sont super sympas, va leur parler, sois sociable un peu".






Hum. J'apprécie. Il en veut du sociable, il en aura. Résultat je parle avec tous les mecs de la soirée, ses potes surtout, bah ouais j'ai plus de facilités à sociabiliser avec des mecs. Mais ça dérape, ils essayent tous de me tripoter, un en particulier m'attrappe par les hanches et me colle contre lui. Je sais pas du tout comment gérer, j'ai pas envie de faire une scène parce que ce sont ses amis. Il voit que je suis pas bien, il me demande si je veux m'en aller, je dis oui. Il va dire au revoir aux autres, bien sur ça prend trois plombes avec la danoise blonde qui lui pelote le bras à donf la pute. Je pète une cale je sors je chiale j'appelle Caro qui répond pas, normal il est 3h du mat. Finalement je me calme, je vais pas rentrer toute seule à l'arrache alors que les triquards rodent dehors. Je rentre, il vient vers moi et là je commence à l'enchainer. Ce fut mémorable, un chemin de retour tout à fait fabuleux. L'alcool et la fatigue aidant je lui gueule dessus et je chiale. Bravo! Voilà comment se comporter lors d'un premier date si on veut passer pour une bonne neurasthénique. Mais bon j'arrive à argumenter et à lui expliquer le pourquoi de mon pétage de cable à savoir le fait que je me sens super humiliée de me faire balader ainsi lors d'un premier rencard pour me retrouver à faire la potiche et me faire tripoter par tous ses potes parce que comme monsieur reste jamais à côté de moi ils se croient tout permis. Là il m'explique qu'il sort tout juste d'une relation et qu'il essaye d'y aller doucement, et qu'il est paumé. Youpi.



On se dit bonne nuit de façon tout à fait awkward avec calin maladroit et petit bisou sur la bouche. Il me fait comprendre que c'est à moi de le rappeler, génial je suis incapable de ce genre de chose. Et finalement, aujourd'hui je l'ai fait, après être allée voir Little Miss Sunshine avec Caro et avoir bu des coups, je trouve le courage....hips... de l'appeler. Le pauvre chou est malade et me dit de passer chez lui. Il me dit aussi qu'il habite en coloc avec son ex et donc de tenir profil bas. Génial. Finalement, j'arrive bien bourrasse après un détour au kfc chez lui où il est seul. Il me joue de la musique, il est impressionnant, Led Zeppelin et Dire Straits à lui tout seul. C'est formidable il joue super bien toute la musique qu'aiment mes parents. Dommage que ce ne soit pas mes parents qui sortent avec. En même temps je sors pas avec non plus. Je sais pas trop ce qu'on fait c'est marrant, il veut prendre son temps, qu'il le fasse, en même temps il ne sait pas que je me barre incessamment sous peu chez nos amis rosbifs. Je sais c'est malhonnête mais j'ai envie de profiter de la vie même si ça passe par le fait de mentir, enfin plutôt d'omettre des informations.
Un ami à lui le rejoins donc ils font joujou avec sa guitare électrique, youhou qu'est ce que je m'amuse. Je suis crevée, je fume ses roulées pour m'occuper, son appart est un appart de beatnicks psychédélique avec deux chats et une déco de malade. Je vois les écharpes de babos de son ex ça me fait rire. Et puis le mec se barre. Enfin seuls. Mais là arrive son ex. Moment super awkward encore une fois. Je lui tape la bise me la joue friendly genre "à bientôt fort probablement", même si je souhaite ne jamais la revoir si possible. Bien évidemment elle fait 1m80, est blonde, fine et jolie. Vive la vie. Il me raccompagne à l'ascensceur. Minuscule bisou en scred.

Je me demande s'ils sont en train de s'engueuler là.


En tout cas ça me rappelle de mauvais souvenirs, à savoir un certain psy avec un petit kiki qui habitait avec sa copine. Elle avait fini par voir les tâches sur le canapé et trouver mes cheveux blonds. Mais bon après c'était encore plus l'enfer pour se voir alors qu'ils avaient rompu.

Enfin on verra bien.

11 Comments:

Anonymous Anonymous said...

dommage la kitsune au Pourri² j'y étais et j'étais au truskel samedi, on s'est loupées
ca me ferait marrer de tomber sur toi un jour.

9:57 PM  
Anonymous Anonymous said...

stéphane miroux?

10:07 AM  
Blogger joanna wallace said...

mais comment te reconnaitrai-je, ruederennes ? j'espere que tu ne portes pas d'autocollant "i love reira"... je te regarderai fort probablement méchamment sans savoir que c'est toi.

7:35 PM  
Anonymous Anonymous said...

haha de même!
des fois j'ai envie de porter un t-shirt avec écrit "gare montparnasse" au marqueur pour faire tilter le peu de gens qui connaissent mon blog....
j'aimerais à la fois préserver mon "anonymat" et rencontrer les gens qui me lisent... dur challenge

Et non je ne porte pas d'autocollant

1:16 PM  
Blogger joanna wallace said...

je pense que le probleme est insoluble, tu ne vas pas gacher ta classe naturelle avec un t shirt a message, ce qui serait le comble du ridicule, deja que porter un t shirt peut souvent se constituer comme faute de gout en soi.
un jour, quand j'aurai beaucoup bu, je crierai rue de rennes a la cantonade.
on sait jamais, sur un malentendu, ca peut marcher.

8:05 PM  
Anonymous Anonymous said...

je t'adore

10:11 PM  
Blogger joanna wallace said...

gaspard arrete de m'appeler la nuit quand t'es bourré sans me laisser de messages, ca m'agace.
ton blog me manque énormément, reviiiiiens

4:07 PM  
Anonymous Anonymous said...

i heart reira

btw ruederennes il semble qu'on s'est vues toute l'année et qu'on se retrouve le9-non plutot le 10 octobre ?

2:28 PM  
Blogger joanna wallace said...

hummm écoute coline face de pine, je ne te connais pas, et je souhaiterais que tu gardes tes conversations persos pour tes messages myspace, ton blog ou msn, je me contrefous que tu "heart" reira ou que tu aies vu ruederennes toute l'année.
à bon entendeur salut.

5:51 PM  
Anonymous Anonymous said...

c'est pas très gentil tout ça...

12:00 AM  
Blogger joanna wallace said...

dsl, ça m'agace juste quand des gens communiquent comme si j'étais pas là alors qu'ils ont d'autres espaces disponibles pour communiquer.
surtout que je me contrefous que vous soyiez à la meme fac, j'etais meme peut etre à la meme, et je trouve que ça tue un peu le truc.
et puis les autocollants là c'est pas de ma faute si ça me hérisse le poil.

9:54 PM  

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