September 02, 2006

Me voila rentrée à Paris. Depuis quelques jours, en fait depuis une semaine exactement mais j'ai mis une semaine entière à m'en remettre. C'était beau la montagne, et puis le village kitsch 70's pour nantis italiens c'était touchant. Je comptais vivre recluse en ermite, étudier la papyrologie et contempler la nature et finalement je n'ai fait que me bourrer la gueule tous les soirs et dormir le jour et comater au sauna. Mais je dois y retourner pour Mauro. Mauro mon barman italien, moi qui disait non au barman italien, c'est si cliché, mais lui était différent. Un simple d'esprit avec de si beaux yeux. Il comprenait à peine le français, si peu l'anglais, et moi qui ne parle pas italien. Et il était si candide, avec ses principes, le beau Mauro n'avait pas l'air de trop s'envoyer en l'air, tout timide qu'il était. Et puis moi j'ai jouer ma difficile, genre je ne m'envoye pas un mec avec qui je ne peux pas converser. Résultat je m'en mords les doigts mais bon promis j'apprends l'italien et je reviens cet hiver me le faire et cette fois je ferai du ski aussi. Enfin peut être.

Et puis à mon grand dam j'ai eu des rapports sexuels avec un jeune homme de 16 ans. Il m'a menti sur son âge voilà, moi je ne lui en veux pas, dans l'absolu pour moi 16, 17 ou 18 c'est pas très différent, il baisait pas très bien, voire très mal, mais il était zélé, beau comme un pâtre grec et frais, tout frais descendu de son Pérou natal. Il me manque beaucoup étrangement, peut être parce que quand il était là j'avais un peu retrouvé mes 16 ans, ces 16 ans que je n'ai jamais vraiment eu malheureusement. Ces 16 ans qui sont passés trop vite, de déconvenues en sales baises.

Sweet Sixteen.

Je sais qu'il habite à paris dans le 17e mais je n'essayerai pas de le retrouver, j'ai l'habitude de lacher prise, il a 16 ans merde, comment pourrais-je cadrer dans sa petite vie à gratter sa guitare, fumer des joints, et fantasmer sur la bohème et l'ancien Saint-Germain... Et puis si je retombe sur lui ça me fera rire au mieux, ou bien je me sentirais conne et puis bon bref on s'en fout.

Et puis je vois l'autre américain. Qui me dit mes 4 vérités, me fait la morale un peu, et me cravache un peu. Même s'il n'arrête pas de répéter "You're a mess". Au début ça me faisait rire cette image déglinguée mais finalement c'est pas si drole. Mais on parle très sérieusement, je lui dis des choses que j'ai pas l'habitude de dire, des fois j'ai un peu les larmes aux yeux même s'il ne le voit pas, et au final je me sens pas si mal que ça. Je ne suis pas amoureuse de lui, il fait un bruit bizarre quand il embrasse qui me met mal à l'aise, il a quelques tatouages ridicules et puis de toute façon j'ai toujours des choses à redire, je suis chiante et insatisfaite. Il habite sur l'Ile Saint Louis ça me fait rire, hier soir en allant chez lui j'ai vu Jacques dans sa rue en train de manger une glace Berthillon avec une fille, peut être sa copine. Jacques, c'est un peu un sale souvenir, en même temps j'ai beaucoup de sales souvenirs, c'est moi en train de frapper à une porte pendant des heures jusqu'à avoir les phalanges en sang parce que monsieur était ivre mort et n'entendait rien. Il faisait de l'electro insupportable, je l'ai rencontré au Queen, bref c'était il y a des années lumières. Mais c'est drole de l'avoir vu en allant voir son homologue américain, Jack. Tout ça pour dire que des "skeletons in the closet" j'en ai des tas.

A part ça je baiserai bien Stavros Niarchos mais Camilla Al Fayed est trop vulgos. Les mômes Casiraghi sont devenus sacrément laids, enfin les garçons hein, les filles c'est toujours pas mon rayon. D'ailleurs une personne qui doutait de mon orientation sexuelle a demandé à la 8 ball si j'allais virer de bord et elle a répondu "non". Ne contredisons donc pas la 8 ball. Par contre, elle a aussi dit non quand je lui ai demandé si j'allais avoir de fabuleux orgasmes avec Jack. Et pour le moment elle a plutôt raison.

Marre de simuler, la flemme. Trop d'effort, en ce moment j'ai envie qu'on s'occupe de moi et que je ne bouge pas le petit doigt. Mais ce n'est pas le moment, je dois être forte et responsable, apprendre à me débrouiller toute seule et à m'affirmer parce que bientôt je serai seule dans un pays étranger où les garçons ont des dents pourries et où les filles sont fat et saucissonnées dans leurs skinny jeans.






Et puis la goutte d'eau, la cerise sur le gâteau, un message de microbite qui me dit que je lui manque. Ce connard. Le seul qui aura réussi à vraiment m'atteindre, à ce que je m'attache vraiment à lui comme une conne. J'aurais été prête à tout pour ce cloporte. Il me manque quand même c'est ça le pire. Et puis je pense à toutes ses trahisons et il me manque beaucoup moins.
Et puis mardi je vais chez le coiffeur, ça a le don de toujours me mettre en joie.

6 Comments:

Anonymous Anonymous said...

attends un jeune beau du 17e,ça coute cher,et s'il a une guitare c'est high level
je parie que parfois il fait du skate et même,boit des bières
la classe!

1:45 PM  
Blogger joanna wallace said...

pour la bière oui, pour le skate surement étant donné qu'il pratiquait ce sport que l'on nomme la planche des neiges.
mais attention on ne se moque pas, ça arrive à tout le monde d'avoir 16 ans.

8:45 PM  
Anonymous Anonymous said...

j'ai eu 16 ans dans le 17ème

en fait

10:22 AM  
Blogger joanna wallace said...

Et bien ça t'a réussi apparemment.

11:47 PM  
Anonymous Anonymous said...

éh oui,maintenant je sais faire du skate tout en jouant de la guitare et en buvant de la bière

10:07 PM  
Blogger joanna wallace said...

waw chapeau je suis impressionnée

11:20 PM  

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